Cher Monsieur Trintignant, Il y a tout juste trois ans que vous nous avez quittés, et pourtant, votre présence – ou plutôt votre absence – continue de se faire sentir. Votre départ à 91 ans, bien qu'attendu, n'en fut pas moins douloureux pour ceux qui, comme moi, aimons le cinéma et le théâtre, deux domaines dans lesquels vous avez excellé pendant plus de soixante ans. J'ai longtemps envisagé de vous écrire une lettre improbable, posthume, mais je me suis senti prétentieux et ridicule et j'ai fini par désister. Trois ans après, je tiens encore à "vous parler", car comme d'autres parlent à leurs dieux, je peux sans honte m'adresser à mes idoles, à ceux qui, comme vous, avez rendu mon existence culturelle infiniment plus intéressante. Acceptez donc cette lettre tardive comme une modeste façon de revisiter l'itinéraire irrégulier et désordonné de ma propre admiration. Je vous ai découvert, comme tant d'autres sans doute, dans Un homme et une femme...
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